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Punition de français légère selon ma prof ! oO

 
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Shaby
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MessagePosté le: Lun 15 Sep - 20:29 (2008)    Sujet du message: Punition de français légère selon ma prof ! oO Répondre en citant

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Français 
  
Texte n°1 : 
  
I 
  
La fabrique 
  
            Je suis né le 13 mais 18.., dans une ville du Languedoc, où l’on trouve, comme dans toutes les villes du Midi, beaucoup de soleil, pas mal de poussière, un couvent de carmélites et deux ou trois monuments romains             Mon père, M. Eyssette, qui faisait à cette époque le commerce des foulards, avait, aux portes de la ville, une grande fabrique dans un pan de laquelle il s’était taillé une habitation commode, tout ombragée de platanes et séparée des ateliers par un vaste jardin. C’est là que je suis venu au monde et que j’ai passé les premières, les seules bonnes années de ma vie. Aussi, ma mémoire reconnaissante a-t-elle gardé du jardin, de la fabrique et des platanes un impérissable souvenir, et lorsque à la ruine de mes parents, il m’a fallu me séparer de ces chose, je les ai positivement regréttées comme des êtres.
            Je dois dire, pour commencer, que ma naissance ne porta pas bonheur à la maison Eyssette. La vieille Annou, notre cuisinière, m’a souvent conté depuis comme quoi mon père, en voyage à ce moment, reçut en même temps la nouvelle de mon apparition dans le monde et celle de la disparition d’un de ses clients de Marseille, qui lui emportait plus de quarante milles francs ; si bien que M. Eyssette, heureux et désolé du même coup, se demandait, comme l’autre, s’il devait pleurer pour la disparition du client de Marseille, ou rire pour l’heureuse arrivée du petit Daniel. Il fallait pleurer, mon bon monsieur Eyssette, il fallait pleurer doublement.
            C’est une vérite, je fus la mauvaise étoile de mes parents. Du jour de ma naissance, d’incroyables malheurs les assaillirent par vingt endroits. D’abord nous eûmes donc le client de Marseille, puis deux fois le feu dans la même année, puis la grève des ourdisseuses, puis notre brouilles avec l’oncle Baptiste, puis un procès très coûteux avec nos marchands de couleurs, puis, enfin, la révolution de 18.. qui nous donna le coup de grâce.    
                                                                                 
Le Petit Chose ( 1868 )  Alphonse Daudet
 
Texte n° 2 : 
  
            Le 15 septembre 1840, vers six heures du matin, la Ville-de-Montereau, près à partir, fumait à gros tourbillons devant le quai Saint-Bernard.             Des gens arrivaient hors d’haleine ; des barriques,        des câbles, des corbeilles de linge gênaient la circulation ; les matelots ne répondaient à personne ; on se heurtait; les colis montaient entre les deux tambours, et le tapage s’absorbait dans le bruissement de vapeur, qui, s’échappant par les plaques de tôle, enveloppait tout d’une nuée blanchâtre tandis que la cloche, à l’avant, tintait sans discontinuer.
            Enfin, le navire partit ; et les deux berges, peuplées de magasins, de chantier et d’usines, filèrent comme deux larges rubans que l’on déroule.
            Un jeune homme de dix-huit ans, à longs cheveux et qui tenaient un album sous son bras, restait auprès du gouvernail, immobile. A travers le brouillard, il contemplait des clochers, des édifices dont il ne savait pas les noms ; puis il s’embrassa, dans un dernier coup d’œil, l’île Saint-Louis, la Cité Notre-Dame : et bientôt, Paris disparaissant, il poussa un grand soupir.
             M. Frédéric Moreau, nouvellement reçu bachelier, s’en retournait à Nogent-sur-Seine, où il devait languir pendant deux mois, avant d’aller faire son droit. Sa mère, avec la somme indispensable, l’avait envoyé au Havre, voir un oncle, dont elle espérait, pour lui, l’héritage ; il en était revenu la veille seulement ; et il se dédommageait de ne pouvoir séjourner dans la capitale, en regagnant sa province par la route la plus longue.
                                                                      
L’Education   sentimentale  ( 1869 ) Flaubert
 
Texte n° 3 :  
              Quand la caissière lui eut rendu la monnaie de sa pièce de cent sous, Georges Duroy sortit du restaurant.
            Comme il portait beau, par nature et par pose d’ancien sous-officier, il cambra sa taille, frisa sa moustache d’un geste militaire et familier, et jeta sur les dîneurs attardés un regard rapide et circulaire, un de ces regards de joli garçon, qui s’étendent comme des coups d’épervier.
            Les femmes avaient levées la tête vers lui, trois petites ouvrières, une maîtresse de musique entre deux âges, mal peignée, négligée, coiffée d’un chapeau toujours poussiéreux et vêtue d’une robe toujours de travers, et deux bourgeoises avec leurs maris, habituées à cette gargote à prix fixe.
            Lorsqu’il fut sur le trottoir, il demeura un instant immobile, se demandant ce qu’il allait faire. On était au 28 juin, et il lui restait juste en poche trois francs quarante pour finir le mois,. Cela représentait deux dîners sans déjeuner, ou deux déjeuners sans dîners, au choix. Il réfléchit que les repas du matin étant de vingt-deux sous, au lieu de trente que coutaient ceux du soir, il lui resterait, en se contentant, en se contentant des déjeuners, un franc vingt centimes de boni, ce qui représentait encre deux collations au pain et au saucisson, plus deux bocks sur le boulevard. C’était là sa grande dépense et son grand plaisir des nuits ; et il se mit à descendre de la rue Notre-Dame-de-Lorette.
            Il marchait ainsi qu’au temps où il portait l’uniforme des hussards, la poitrine bombée, les jambes un peu entrouvertes comme s’il venait de descendre du cheval ; et il avançait brutalement dans la rue plein de monde, heurtant les épaules, poussant les gens pour ne point se déranger de se route, Il inclinait légèrement sur l’oreille son chapeau à haut de forme assez défraîchi, et battait le pavé de son talon. Il avait l’air de toujours défier quelqu’un, les passants, les maisons, la ville entière, par chic de beau soldat tombé dans le civil.
            Quoique habillé d’un complet de soixante francs, il gardait une certaine élégance tapageuse, un peu commune, réelle cependant. Grand, bien fait, blond, d’un blond châtain vaguement roussi, avec une moustache retroussée, qui semblait mousser sur sa lèvre, des yeux bleus, clairs, troués d’un pupille tout petite, des cheveux frisés naturellement, séparés par une raid au milieu du crâne, il ressemblait bien au mauvais sujet des romans populaires.
 
Bel-Ami ( 1885 ) Maupassant
 
Texte n° 4 : 
  
21 mars 1927 
  
                                                                                                          Minuit et demi            
            Tchen tenterait-il de lever la moustiquaire ? Frapperai ’il au travers ? L’angoisse lui tordait l’estomac ; il connaissait sa propre fermeté, mais n’était pas capable en cet instant que d’y songer avec hébétude, fasciné par ce tas de mousseline blanche qui tombait du plafond sur un corps moins visible qu’une ombre, et d’où sortait seulement ce pied à demi-incliné par le                     sommeil, vivant quand même – de la chair d’homme. La seule lumière venait du building voisin : un grand rectangle d’électricité pâle, coupé par les barreaux de la fenêtre dont l’un rayait le lit juste au-dessous du pied comme pour en accentuer le volume et la vie. Quatre ou cinq klaxons grincèrent à la fois. Découvert ? Combattre, combattre des ennemis qui se défendent, des ennemis éveillés !             La vague de vacarme retomba : quelque embarras de voitures ( il y avait encore des embarras de voitures là-bas, dans le monde des hommes…). Il se retrouva en face de la tache molle de la mousseline et du rectangle de lumière, immobiles dans cette nuit où le temps n’existait plus.
            Il se répétait que cet homme devait mourir. Bêtement : car il savait qu’il le tuerait. Pris ou non, exécuté ou non, peu importait. Rien n’existait que ce pied, cet homme qu’il devait frapper sans qu’il se défendit – car, s’il se défendrait, il l’appellerait.
 
La Condition humaine ( 1933 ) André Malraux 
  
Texte n° 5 : 
  
            Comment s’étaient-ils rencontrés ? Par hasard, comme tout le monde. Comment s’appelaient-ils ? Que vous importe ? D’où venaient-ils ? Du lieu le plus prochain. Où allaient-ils ? Est-ce que l’on sait où l’on va ? Que disaient-ils ? Le maître ne disait rien ; et Jacques disait que son capitaine disait que ce qui nous arrive de bien et de mal et de mal ici-bas était écrit là-haut.             Le Maître ( L.M. ). – C’est un grand mot que cela.
            Jacques ( J. ). – Mon capitaine ajoutait que chaque balle qui partait d’un fusil avait son billet.
            L.M. – Et il avait raison…
 
            Après une courte pause, Jacques s’écria : Que le diable emporte le cabaretier et son cabaret !
 
            L.M. – Pourquoi donner au diable son prochain ? Cela n’est pas chrétien.
            J. – C’est que, tandis que je m’enivre de son mauvais vin, j’oublie de mener nos chevaux à l’abreuvoir. Mon père père s’en aperçoit ; il se fâche. Je hoche la tête, il prend un bâton et m’en frotte un peu durement les épaules. Un régiment passait pour aller au camp devant devant Fontenoy ; de dépit, je m’enrôle. Nous arrivons ; la bataille se donne.
            L.M. – Et tu reçois une balle à ton adresse.
            J. – Vous l’avez deviné ; un coup de feu au genou : et Dieu sait les bonnes et mauvaises aventures amenées par ce coup de fou. Elles se tiennent ni plus ni moins que les chaînons d’une gourmette. Sans ce coup de feu, par exemple, je crois que je n’aurais été amoureux de ma vie, ni boiteux.
            L.M. – Tu as donc été amoureux.
            J. – Si je l’ai été !
            L.M. – Tu ne m’en a jamais dis un mot.
            J. - Je le crois bien.
            L.M. – Et pourquoi cela ?
            J. – C’est que cela ne pouvait être di no plus tôt ni plus tard.   
            L.M. – Et le moment d’apprendre ces amours est-il venu ?
            J. – Qui le sait ?
            L.M. – A tout hasard, commencez toujours…
           
            Jacques commença l’histoire de ses amours.
           
Jacques le fataliste ( 1778 ) Diderot
           
  
   
 
 
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Un jour, un sage chinois a dit : " Le Sud du Nord est plus au Nord que le Nord du Sud ... "

Pfouuu ...


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MessagePosté le: Lun 15 Sep - 20:29 (2008)    Sujet du message: Publicité

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